Expérience de jeûne sur 21 jours…

Expérience de jeûne sur 21 jours…

05/06/2019 0 Par MARIE

Comme Marie me l’a suggéré, c’est avec plaisir que je partage ici mon retour d’expérience de mes jeûnes successifs.

Depuis février 2016, je me suis instauré un rythme annuel comprenant un jeûne de deux semaines au printemps et un autre jeûne de deux semaines en automne. C’est souvent avec impatience  que j’attends ces excellents moments de retour à moi-même. C’est devenu une douce addiction…

Ce dernier printemps 2019, j’ai rallongé un peu le plaisir avec un jeûne de 21 jours. Ce jeûne de 21 jours ne m’a pas semblé plus difficile qu’un jeûne de 15 jours ou qu’un jeûne d’une semaine. Dans tous les cas, ce qui importe, c’est la détermination de départ. Je ressens cette détermination  comme une programmation permettant par avance d’apaiser les craintes du mental, si elles existent, afin de se préparer au jeûne sans soucis et sans peurs. Ce n’est pas incompatible avec le fait de vivre ensuite le jeûne au jour le jour et dans l’instant présent.

Le  cap à passer plus ou moins facilement est le cap des 3 ou 4 premiers jours. Passé ce cap, la faim disparaît ; le 20 ème jour ne m’a pas semblé plus difficile que le 5ème.

Un N-ième jeûne n’est ni plus facile, ni plus difficile que le premier, mais la détermination et la confiance dans l’intelligence du corps, dont on n’a souvent pas conscience, s’affermissent d’expérience en expérience.

Il arrive que des symptômes ou des douleurs dues à la détox apparaissent pendant le jeûne ; souvent, cela ne dure pas très longtemps. La détermination de départ permet alors de rester sans crainte.

Le jeûne opère un nettoyage physique, bien sûr, mais aussi un puissant nettoyage émotionnel.

En effet, le corps, qui doit alors se débrouiller sans apport de nourriture, bascule dans un fonctionnement différent qui le fait sortir de sa routine habituelle. Et il s’en sort très bien !

De ce fait, on est davantage attentif à des ressentis nouveaux. La confiance envers son organisme et sa santé s’installe, et les peurs ont moins de place.

L’énergie, souvent, ne diminue pas pour autant ( je fais régulièrement des balades de +/- 10 km jusqu’à la fin ).

D’un jeûne à l’autre, j’ai la sensation que le travail de détox, physique et émotionnel, reprend là où il s’était arrêté à la fin du jeûne précédent. Ce dernier jeûne, j’ai eu des « impatiences » dans la jambe droite qui ont altéré mon sommeil pendant plusieurs nuits. C’est un symptôme que je n’ai jamais en temps normal et qui a disparu lors de la reprise alimentaire. On verra s’il reprend lors de la prochaine session…

Hormis quelques éventuels inconforts physiques dus à la détox, il faut mentionner les très agréables sensations de lâcher-prise, de sérénité, de retour à soi et de ressentis d’énergie décuplés qui nous accompagnent.

Pour ma part, je prends une location en bord de mer, à 150 km de chez moi, ce qui me permet une vraie coupure avec le quotidien. Ne connaissant personne sur place, c’est également une très agréable cure de silence. Mon épouse, Martine, encore en activité, m’y rejoins pendant une semaine et jeûne également.

J’avais tenté un jeûne sec (sans eau) de 3 jours en 2017, après avoir vu des témoignages sur le net. Je lui préfère vraiment le jeûne hydrique en buvant ni trop, ni trop peu. En effet, c’est l’eau qui évacue les toxines en dehors du corps par la peau, les voies respiratoires et surtout les voies urinaires. Et pour l’eau en usage externe, je privilégie une location avec une baignoire ; je pratique également l’irrigation nasale et les lavements intestinaux tout au long du jeûne.

En ce qui concerne la préparation, elle est pour moi assez courte ( une petite semaine ) et ne dépend pas de la durée du jeûne. Je finis la préparation en buvant 1 litre de jus de pruneau froid en 10 minutes pour déclencher une purge, et complète avec un lavement intestinal.

Je soigne beaucoup plus la reprise en douceur qui est toujours un grand moment de sérénité.

Les bienfaits du jeûne s’étalent sur le long terme, tant physiquement qu’émotionnellement ; sans faire d’effort, on constate tout au long de l’année des changements positifs dans les habitudes alimentaires et mentales.

Pour conclure, ma vie est désormais agréablement rythmée par ces « retraites » de deux semaines, tous les six mois. Je garde sous le coude la possibilité de refaire un jeûne de plus longue durée, mais pour le moment, je n’en ressens pas la nécessité. Il ne s’agit ici que de mon ressenti du moment par rapport à mes expériences de jeûne, et il peut, bien sûr, en être très différemment pour chacune et chacun.
Félix…